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Présentation

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« Les Traversantes » (Extraits & Playlist du nouveau roman à paraître…)

Extrait I :

« Les rancœurs et les haines avaient suinté, opiniâtres et amères, des massifs de roses que j’avais tant respirés. La compassion, l’amour, avaient émergé des champs d’orties que je n’avais jusqu’alors jamais osé approcher. Le monde s’était retourné avec une brusquerie lente, élastique et collante. Mon cœur s’était pris dans une morve filandreuse et irritante. »

 

Extrait II :

« Elles étaient veuves, orphelines ou filles perdues. Dégagées des amants, des maris, des amis, de la masculinité. Elles avaient fait le choix du vide, vertigineux, celui qui ne s’éteint jamais, celui qui vous trimballe au gré du vent glacé, vous porte en haut des cimes et vous traîne parfois sur le sol impossible à creuser. Celui qui peut vous geler, vous transformer en statue de sel avant de vous briser en mille particules nivéales. »

 

Playlist du roman :

 

The Mortal Coil : Song To The Siren / Soulwax : E-Talking / Jeff Buckley : Everybody Here Wants You / Indochine : Sur Les Toits du Monde / Arirang (Traditionnal North-Korean Version) /  Dusty Springfield : The Windmills Of Your Mind / Buffalo Springfield : For What It’s Worth / Bishop : Wild Horses / Melismell : Les Citadelles / La Maison Tellier : Sur Un Volcan / U2 : Zoo Station / Neneh Cherry : Under My Skin / Britney Spears : Everytime / Marilyn Manson : The Nobodies / Chet Baker : My Funny Valentine / Nancy Sinatra : Two Shots Of Happy, One Shot Of Sad / Beth Hart : Cought Out In The Rain / Gustav Mahler : Das Lied Von Der Erde / Amalia Rodrigues : O Melhor / Death Valley Girls : Disco / Barbara : Dis, Quand Reviendras-tu ? / Timo Maas Ft Brian Molko : First Day.

 

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Entrez, Entrez…Dans la Maison Tellier! (ITW)

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Nouveau clip  » Beautiful Again » :

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« Sur un Volcan » – Session acoustique Oui FM :

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Présents depuis plus de 10 ans, les 5 frères d’élection de La Maison Tellier se sont fait un nom désormais incontournable sur la scène rock française. Flirtant brillamment avec un son oscillant entre folk et chanson à texte, ces cinq garçons dans le vent aux paroles ciselées et engagées achèvent triomphalement la tournée qui fait suite à la sortie de leur album « Avalanche ». Rencontre.

1) LMT a fêté ses 10 ans de carrière, quel bilan tirez-vous de cette décade prodigieuse?

Je citerais volontiers La Fontaine, « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». On a commencé La Maison Tellier un peu par hasard, nous ne savions pas du tout qu’on serait encore là plus de 10 ans plus tard, nous n’avions rien planifié… On a progressé doucement, à notre rythme, sans stratégie particulière. Ça nous a parfois desservi, mais aujourd’hui nous avons su tirer profit de nos faiblesses et de notre (relative) inexpérience dans le monde de la musique professionnelle. Aujourd’hui, on est au milieu de notre 4ème tournée, on a joué dans plein de pays différents, on est allé dans des endroits qu’on aurait jamais visités autrement, on a rencontré plein de gens super attachants, passionnés, on a sorti 6 albums, dont un live, on est en train d’écrire le prochain, avec toujours la même envie, si ce n’est plus, car il nous reste encore tellement de choses à vivre et à découvrir. On peut dire sans mentir que nous ne sommes pas blasés, que c’est toujours un immense plaisir de prendre nos instruments et de jouer des chansons, inédites ou anciennes. C’est toujours aussi excitant de composer de la musique, on est loin d’en avoir fait le tour…
2) Existe-t-il une méthode de travail pour les 5 « frères » Tellier?
Avec le temps, on s’est rendu compte que nous fonctionnons toujours un peu de la même façon. On commence par écrire les chansons à deux, Yannick et moi, puis nous les arrangeons avec l’ensemble du groupe. Là où d’autres groupes vont écrire à plusieurs mains, vont beaucoup jammer, partir à l’aventure et regarder ce qu’il en sort, quitte à s’éloigner de la piste balisée, nous sommes plutôt du genre « carré ». La plupart du temps, on arrive avec des chansons déjà bien avancées, avec des idées d’arrangement, ou du moins des directions. C’est sûrement notre façon de ne pas se perdre, de gérer 5 egos de musiciens et de faire en sorte que chacun s’y retrouve. Après plus de 10 ans de vie commune, nous sommes toujours les mêmes 5 types, pas de changement de personnel, chacun s’épanouit avec les autres. Du moins, je le crois, et je l’espère.
3) Pour l’album « Avalanche », quelles ont été vos sources d’inspiration?
On voulait redonner une certaine urgence à notre musique. On s’est surtout imposé plusieurs contraintes, qui ont certainement influencé l’album. Notamment au niveau des textes, puisqu’on a voulu travailler vite, on a pas eu le temps de s’imprégner de nouveaux films, livres, et de laisser infuser le tout, comme on avait l’habitude de le faire pour les albums précédents. Du coup, on est allé piocher dans ce qui était immédiatement autour de nous, ce qui a ancré les textes dans le quotidien et les rend beaucoup plus faciles à s’approprier par n’importe qui. On y parle de nous avec beaucoup moins de filtres qu’avant.
En ce qui concerne la musique, nous voulions gommer un peu le côté trop boisé de nos précédents albums. Nous avons choisi de travailler avec Yann Arnaud, qui avait entre autres réalisé les albums de Syd Matters. Voilà un groupe qui parvient à utiliser les éléments du folk et de la pop tout en sonnant contemporain. C’est ce que nous recherchions pour « Avalanche ».
Nous nous sommes isolés pour écrire cet album, une première fois dans une petite maison au fond d’une vallée du Cantal, et une deuxième fois dans la Medina d’Essaouira, au Maroc. Nous avons composé la plupart des chansons entre ces deux endroits, ils ont certainement nourri d’une certaine façon les mélodies et les ambiances musicales, même si nous ne nous sommes pas mis à la bourrée ni à la musique soufi pour autant!…

4) Si elle existait, quelle serait l’architecture de cette maison Tellier?
Je pense qu’au début de notre carrière c’était une architecture très rococo, baroque, un peu comme le palais idéal du Facteur Cheval. Un bâtiment avec plein de parties aux styles différents, collées les unes aux autres de façon un peu anarchique. Depuis, nous avons pas mal élagué les contours. Je dirais qu’aujourd’hui nous sommes dans une maison cossue, confortable, agréable à regarder, un peu vintage, mais aussi fonctionnelle et vivable pour une famille nombreuse. Une sorte de mix improbable entre un grand mas provençal du début du 20ème siècle (ou une maison de maître normande) et quelque chose de plus moderne, à la Franck Lloyd Wright.
5) Et Maupassant dans tout ça?
J’aimerais bien qu’on dise de nos disques qu’ils sont comme les nouvelles de Maupassant. Son écriture est très évocatrice, très efficace, tout en utilisant que des mots simples. Pas de chichi, pas de grandes envolées, ni de digressions. Ce sont des textes que tout le monde peut lire (on peut commencer très jeune), tout en étant très puissants, très consistants, il y a beaucoup de matière à penser. C’est très facile d’accès, simple, mais pas simpliste ni abêtissant. Un peu comme les Beatles, ou les grands artistes de pop, en somme. Maupassant, c’est de la pop littéraire!
Nouvel album: « Avalanche » ( At(h)Ome )
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Anne D. Le because of the why

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J’ai tremblé comme à un premier rendez-vous de teenager. Peut-être parce que pour la première fois, j’ai pu rencontrer sous la forme d’une femme, tout en chair, en sang et en bienveillance, ce qui synthétisait l’univers artistique qui ne me quitte jamais. Plus encore peut-être que si j’avais rencontré Xavier Dolan lui-même – avec qui je partage le goût des violences retenues, des hommes esthétisés et ralentis quelque part entre Bach et The Knife – puisque cet univers m’est apparu sous sa forme matriarcale; quelque chose de l’ordre de la matrice. Un regard où je reconnaissais ce en quoi je crois profondément, intrinsèquement. Et peut-être, en quelques minutes de sourires où tremblaient mes lèvres, où mes mots vrillaient sous l’anxiété de ne pas avoir le temps de sortir, avons nous senti cette accointance. J’ai tout du moins eu cette intuition, au moment où, tel un petit garçon reconnaissant, je l’ai prise dans mes bras. Merci Madame Dorval pour votre accueil et l’émotion partagée; que la vie vous porte haut. Avec un tel talent, je n’en doute pas…

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Les cravates de Renaud

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Devant Drucker, impossible de ne pas me remémorer ma rencontre avec Renaud, dans le cadre -étrangement! – de mon boulot « alimentaire ». Seul avec ma collègue, nous voyons rentrer dans la boutique un monsieur avec une poussette qui voulait refaire son stock de cravates en soie. En quelques secondes, les touristes de la rue s’engouffrent dans le magasin, l’homme est mal à l’aise, signe un ou deux autographes avant de demander gentiment qu’on le laisse tranquille. Sympa mais ferme, je vire tout le monde, ferme les portes du magasin et tire le rideau de fer. L’homme me remercie et me fait réaliser la plus grosse vente de ma « carrière », nous parlons de ces différents domiciles où il veut tout en double, il me fais confiance sur le choix des couleurs et des motifs, timide, adorable. Je ne fais pas de photo, je ne demande aucune signature, le moment ne s’y prête pas. Il repart une heure plus tard en nous serrant la main avec chaleur. Quelques années plus tard, je signais le livre que vous savez avec la bénédiction de Nicola Sirkis… Voilà, je garde ce souvenir…

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Vincent Perez et Dominique Blanc: Jeu de dupes pour liaisons dangereuses

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Ecrit par Choderlos de Laclos à la fin du XVIIIè siècle, « Les Liaisons dangereuses » est un roman mythique où l’on se délecte des intrigues et de la rivalité amoureuse de Monsieur de Valmont et de la perfide Marquise de Merteuil. Personne n’a oublié non plus le jeu implacable de John Malkovitch et de Glenn Close dans le film éponyme de Stephen Frears. Dans la salle Koltes du TNS de Strasbourg, je découvre enfin la version de Christine Letailleur avec Vincent Perez et Dominique Blanc dans les rôles principaux. Ce qui surprend de prime abord, c’est l’incroyable modernité de ce texte classique, tout résonne encore dans les vies de tout à chacun. On se prend à rire aux bons mots, à se remémorer en frissonnant quelques unes de nos relations amoureuses difficiles. Le duo, en costumes d’époque, joue son jeu de dupe au diapason, tenant la salle en haleine. Chaque scène s’ouvre sur des jeux de lumières graphiques et porteurs sur fond de musique baroque; on s’aime mal, on se brûle à chaque réplique. Au fil du spectacle, la drôlerie vire au drame, l’orage gronde, shakespearien, sous le feu de bleus glacés, de vents sourds emportant les détresses et les soifs de vengeance, jusqu’au final, gothissime à souhait, où les amours perdues laissent chaque personnage dans sa propre dévastation. Une réussite absolue, un spectacle grandiose.

Photo: Thierry Depagne.

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Bleu de Fosse / Tournée Littéraire

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Amélie Nothomb, « Le Crime du Comte Neuville » à Strasbourg

 

 

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Découvrez ici l’interview audio intégrale enregistrée le vendredi 18 septembre 2015 à l’Aubette de Strasbourg dans le cadre des Bibliothèques Idéales :

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Micro-nouvelle inédite: »Self-murder on the dance-floor »

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C’est une foule migratoire, éphémère et mouvante. Je suis au cœur d’elle, impassible, au bord des larmes que mes yeux se refusent à accoucher. Des années que je n’ai pas mis les pieds dans un club qui ne propose pas d’activités sexuelles. Et me voilà, petit bonhomme invisible, coincé entre la porte des chiottes luisante de condensation et une jeune lesbienne butch peu avenante. J’ai dansé, au début, libéré de la fatigue et des craintes. J’ai ri, un court instant, en repensant au sketch de Florence Foresti sur les retours en boîte à trente-six ans… Sais-je encore danser… Suis-je seulement capable de prendre un air mystérieux en m’agrippant au bar qui déverse des vodkas-tonics censées anesthésier ma torpeur? Je regarde ces hommes sublimes dans leur tanks coupés à brut. j’aurais pu les voir naître. Ils ne me baiseront pas, je ne suis plus dans la cible. Du reste, je devrais me satisfaire que l’un d’entre eux prenne plaisir à me faire l’amour parfois, toujours le même, depuis deux ans. Je ne connais pas la moitié des titres crachés par les enceintes, le son me brûle les oreilles, le fumoir où je reprends vie, un peu, a des allures de prison jaune où l’atmosphère pique les yeux. Putain! Même pas un endroit où poser son cul pour battre la mesure en attendant que l’alcool fasse effet! Les regards sont vitrifiés, les serveuses laides et grossières, au sens littéral du terme. Je n’ai plus l’énergie pour sautiller fébrilement sur ces sons lourds, mais pour des raisons qui m’échappent encore, je pourrais parcourir la ville en courant pour un sexe tendu qui m’emmènerait ailleurs, au sens figuratif du terme. Ma barbe pleure la sueur du monde de synthèse qui m’entoure et me déplait. Je songe à filer à l’anglaise, mais salue mes complices de nuit par égard pour l’amitié qu’ils me portent. Leur jeunesse, leur énergie teintée d’humour corrosif ne me sauvent pas. Je suis vide et triste, me ragaillardis au vestiaire pour récupérer ma veste en cuir. Dans la nuit noir, je file, m’enfuis, épuisé, vers un Ailleurs dont je ne perçois même pas les contours. Même pas peur.

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Chronique: Le 21ème Sexe d’Erik Rémès

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Un roman de Rémès, on sait très vite qu’on va se prendre un petit pavé dans la gueule, et l’auteur ne déroge pas à la règle. Pour son nouvel opus, l’un des membres actifs de « la bande à Dustan » nous délivre un texte qui relève tout autant du roman initiatique que de l’analyse sociétale. D’un pur point de vue romanesque, Erik nous emmène avec lui dans ses errances torrides et fébriles au coeur des milieux hards qu’abritent la fièvreuse Grand Canaria et la rigide et pompeuse Paname. Entre séances de fist sous ecstas et amours transis, l’auteur bear évoque sans détours les partouzes, les rencontres sentimentales, les coups d’un soir, avec la verve qu’on lui connaît. Petit bémol sur ce point, on regrette parfois -mais parfois seulement! – la redondance de ces orgiaques parties de jambes en l’air. L’intérêt réel demeure dans l’analyse crue et souvent très juste d’un milieu gay en perte de vitesse et en perte de repaires. Le livre s’insurge à juste titre contre une prévention de stuc, souvent à côté de la plaque, envers  un milieu gay dont – particulièrement la jeune génération – se fout comme de sa première dent de lait. Oui, les médias nous abreuvent de publicités consensuelles sur l’usage du préservatif  pour éviter ce virus qui semble ne plus faire peur à grand monde: Le HIV; hors, de nombreuses IST comme la syphilis ou l’hépatite C font aujourd’hui beaucoup plus de ravages dans les corps huileux et technoisés des gays, sans qu’aucun organisme, sans qu’aucun média, ne mette le doigt là où le bas blesse. Et c’est en cela que le livre de Rémès se révèle non seulement intéressant mais nécessaire.

Si on peut ne pas être d’accord avec l’intégralité de la « philosophie Rémès », force est de constater que ce livre pose de vraies questions, incontournables, et même -ce qui est mon cas – si on ne peut être d’accord sur tout, « Le 21ème Sex » suscite de réelles interrogations, tant personnelles que générales. Et rien que pour cela, ce livre est à potasser d’urgence.

 

« Le 21ème Sexe » d’Erik Rémès, Editions Textes Gais, à paraitre en septembre.

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Presse: Chronique dans l’Yonne Mag – 01/08/2015

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